jeudi 25 juin 2020

C’est chaud la Bourgogne

C’est la canicule : les vieux de plus de 65 ans doivent boire, ne pas faire sport, s’hydrater... bref nous, nous sommes sur nos vélos dès potron minet pour profiter de la fraîcheur.  C’est la  traversée est-Ouest de la Bourgogne alors on monte, il fait chaud, c’est magnifique !

Nous faisons une découverte : nous avons trouvé où sont les fameux masques COVID : ils sont dans les fossés le long des routes ! A moins que ce soit les stocks pour la prochaine pandémie ??

Pour la première fois nous nous octroyons une petite sieste le long de la Cure après le repas et nous attendons que le pic de chaleur soit passé... mauvaise stratégie, il fait toujours aussi chaud et nous bénissons les tronçons de route qui descendent à l’ombre (si si on en trouve !)

On trouve un camping ouvert à Saint Père et il y a même un restaurant dans le village.






Voici les stocks de masques, il suffit de se baisser ....



La colline éternelle.






Un repas bourguignon pour finir la journée et préparer la suivante ...

mercredi 24 juin 2020

Le travail du peuple et les châteaux des nobles !

Nous sommes plusieurs randonneurs à vélos dans le camping, évidemment nous avons engagé la conversation dès hier soir et nous l’avons continuée ce matin. Cela fait partie des plaisirs de nos voyages. Chacun donne ses informations sur le parcours, les camping ouverts ou fermés, les choses à voir, les bons plans... en cette période de COVID c’est important. Nous partageons également nos expériences et petites aventures. 

A peine partis nous nous arrêtons pour visiter un petit musée de la tuilerie tenu par le dernier propriétaire de la fabrique. Ce charmant Monsieur nous explique le déclin des activités et l’arrivée des nouveaux revêtements de toit et la fermeture de son usine. Il a réuni toute une collection de tuiles et de briques qui montre la richesse de ce savoir faire. Il nous explique aussi les conditions de travail ou rien n’était automatisé et nous apprécions le respect de cet homme pour tous ses collaborateurs. Nous rencontrons notamment un ancien qui vient faire un peu de jardinage et de nettoyage contre un café et quelques cigarettes mais qui surtout est heureux d’avoir encore une utilité.! 

Rouler le long du canal est un plaisir surtout par la chaleur de ce jour de canicule et nous arrivons à midi à Ancy le Franc pour notre pique-nique. La Château d’Ancy le Franc est magnifique mais comment vivait-on dans ce palais : peu de chambres à coucher, pas de toilettes, pas de cuisines ?? que de l’apparat ; des jardins magnifiques vus de l’étage.. on est peut-être un peu terre à terre ? Par contre de magnifiques peintures représentant des scènes bibliques ou mythologiques et des plafonds peints et décorés dans des tons assortis aux teintes des scènes ornent toutes les pièces.

Il fait vraiment chaud et nous sommes heureux de trouver un camping sympathique et ouvert à Lezinnes où  nous retrouvons bien des cyclistes déjà rencontrés. 

Ce soir nous sommes dans la France profonde c’est à dire que il n’y a pas de restaurant ni de café mais heureusement un Vival qui nous assurera le repas de ce soir, l’eau et les bières fraîches.

















Journée visite

Aujourd’hui journée visite : on commence le matin par le musée d’Alésia. C’est un bâtiment magnifique avec une belle évocation de la bataille d’Alésia. Il n’y a pas vraiment de belles pièces historiques ou archéologiques mais beaucoup de reconstitutions. Beaucoup de plans, de maquettes et de films viennent expliquer le déroulement de la défaite. Si Vercingetorix a choisi ce lieu pour résister aux Romains c’était un piètre stratège ou alors il ne connaissait pas Chaux les Crotenay en Franche Comté et son site imprenable !!?? Bref nous laissons la bataille du site d’Alésia aux nombreux ultracrepidariens qui sont savants sur tout et n’importe quoi ! Nous on pédale pour aller visiter la magnifique abbaye de Fontenay fondée en 1118 par Saint Benoît. Les bâtiments tombaient en ruine et ont été rachetés par Édouard Aynard un banquier lyonnais en 1906 et restaurés dans sa splendeur et son dépouillement d’origine. Elle appartient toujours à la famille Aynard et fait partie du patrimoine Mondial de l’UNESCO. L’histoire est belle et pourrait faire aimer les banquiers ! Nous visitons ces lieux magnifiques mais nous n’y trouvons aucune émotion autre qu’esthétique. On imagine à peine la vie des moines ni leur foi ! Dommage...





















lundi 22 juin 2020

A l’aise à Alésia

Grimper à Chateauneuf dès le matin est une bonne idée : la lumière inonde les vieilles lpierres de ce joli village moyenâgeux. Il n’y a que quelques touristes et c’est un vrai plaisir, mais... on l’a mérité car gravir les deux kilomètres de route avec des pentes entre 7 et 13% cela réveille les muscles ! Hélas le château n’est pas ouvert le lundi et en plus il est fermé jusqu’au 2 juillet pour cause de COVID. Nous nous rabattons sur le château de Commarin qui appartenait toujours à la même famille. C’´est un très joli Château modifié au cours des ans mais qui appartient à la même famille depuis 26 générations soit près de 900 ans. Le dernier Comte y habite toujours mais à son âge (84 ans), il était encore confiné et nous ne l’avons pas rencontré.


Nous retrouvons le canal de Bourgogne que nous longeons jusqu’à Venarey les Laumes où nous nous installons au camping. Nous sommes au pied d’Alise Sainte Reine que certains prennent pour l’Alésia où les Gaulois auraient été vaincus par Jules César... demain nous irons voir si cela est possible !!!






















dimanche 21 juin 2020

Tous pour les climats ....

Définitivement je suis pour la défense du Climat surtout quand il donne des bons vins ! Nous circulons entre ces célèbres climats bourguignons qui donnent des crus exceptionnels : Hautes Côtes de Nuits, Aloxe Corton, Hautes Côtes de Beaune... certains malappris ont même volé les panneaux des villages en souvenir ! Ils auraient mieux fait d’acheter une bonne bouteille.

Nous quittons les climats pour grimper la Combe à la vieille .... ( elle en a bavé) et arriver très chauds à Bouilland pour déjeuner. Les lieux dits Bourguignons sont plein de charme.C’est  à côté d’un petit ruisseau que nous pique niquons à l’ombre d’un noyer. Nous sommes bien là,  on pourrait planter notre tente et pourquoi pas vendre Port Leśney et acheter une maison ici avec un ruisseau au fond du jardin... les nuages passent dans le ciel évoquant des figures extraordinaires... mais nous remontons sur nos vélos et reprenons la route. Nous rejoignons le canal de Bourgogne et sa piste cyclable d’où l’on admire Chateauneuf et où nous irons demain. Nous saluons les belles  charolaises qui broutent pleine de sérénité dans les près bordés de haies. Nous plantons la tente au bord du lac du Planthier. Il y a un petit restaurant parfait pour nous restaurer, au sens propre de nous remettre en forme, avec un bœuf bourguignon et une bouteille de Meursault. C’est simple la vie, il suffit de pédaler. Les anglais disent « Life is like riding a bike you have to move to keep your balance « 



















samedi 20 juin 2020

En Bourgogne !

Retrouver nos vélos est toujours une joie. Le chargement bien équilibré et placé sous les porte-bagages abaisse le centre de gravité des vélos et leur donne une bonne stabilité. Leurs poids de 46 et 48 kg avec les bagages leur procure de l’inertie et une fois lancés ils roulent sans trop d’effort (sauf si cela grimpe). Nos dérailleurs sont très sollicités car nous ne forçons que modérément sur les pédales. Le but n’est pas l’exploit mais la randonnée et le lendemain, il faut repartir. Ces quelques mots mis en préambule permettront aux lecteurs de notre blog de comprendre que notre folie ou notre courage ne sont, somme toute, que très limités.

Nous avons quitté Port-Lesney et la traversée du village par sa rue principale complètement  défoncée nous permet de tester le bon arrimage des sacoches, le bon serrage des diverses vis et le gonflage correct des pneus. La route du jour ne présente que l’intérêt de nous mettre en jambe et de nous mener en Bourgogne. En effet c’est la plaine de la Loue, puis du Doubs et enfin de la Saône. Les champs de soja, de colza, de blé, de maïs se succèdent. On s’arrête tout de même pour admirer un champ de cassis de près. A Saint Jean de Losne, c’est autour d’une bonne glace que nous décidons d’éviter Dijon et ses tchétchènes pour aller à Nuits Saint Georges où nous avons repéré un camping. Après 94 km nous découvrons un camping à côté d’un plan d’eau sur lequel il y a un teleski nautique. C’est un câble circulaire qui entraîne les surfeurs autour de l’étang avec des sauts et divers obstacles. 

En Bourgogne, un bon repas et une bouteille de rouge s’impose. Pour le repas ce ne sera qu’un tartare (mais bon) et le Hautes Côtes de Nuits est excellent : c’est notre première journée, c’est l’été, on déconfine.... on est Heureux !























vendredi 19 juin 2020

On va déconfiner en Bourgogne

Nos projets ont été modifiés pour cause de confinement ! Nous ne partirons pas pour la Tchéquie, la Slovaquie et la Pologne comme nous l'avions envisagé. Ce sera la Bourgogne : c'est moins loin, il n'y a pas de frontières à passer et on ne boira pas (ou moins) de bières mais du vin ! C'est aussi une très belle destination pour faire du vélo.
Nous envisageons de partir le samedi 20 juin pour une dizaine de jours... si tout va bien, à commencer par les cyclistes qui accumulent les années autant que les kilomètres et en conséquence les douleurs diverses et variées !!!
Donc si vous voulez nous suivre n'hésitez pas à vous abonner à notre blog car vos commentaires et encouragements font partie de nos motivations pour pédaler et surtout pour rédiger ce blog.


Bien choisir ce que l'on emmène : tout le nécessaire et pas de superflu !

Plus simple à formuler qu'à faire !