mercredi 15 mai 2024

On the road and ferry again !

 C’est le matin que l’on réalise les efforts faits la veille. Au réveil le corps reposé se met en mouvement lentement et chaque geste réveille une douleur. Après quelques instant cela passe mais on reste saisie d’une langueur qui n’incite pas à l’effort. Cela tombe bien l’étape devrait être facile !  Après un petit déjeuner portugais avec un sandwich jambon-fromage et un thé nous enfourchons nos vélos pour passer au marché qui est une des fiertés de Setubal. Fruits, légumes viande et fromages mais surtout beaucoup de poissons pêchés localement y sont proposés.  

Nous prenons le ferry qui nous mène à Troia où l’unique route nous mène vers le sud. Si la circulation est plus réduite, la route, construite sur du sable, est parsemée de trous et d’enfoncements. Évidemment c’est surtout vrai sur le bord, précisément là où les vélos roulent ce qui nécessite une grande attention. Il n’y a pas de dénivelé et nous avons le vent dans le dos le rêve du cycliste… Cela compense la monotonie du paysage constitué de dunes de sable piquetées de pins parfois énormes mais les sous bois sont bien nettoyés afin de limiter les risques d’incendie. De nombreux chantiers sont en cours pour réaliser des résidences de vacances de rêves ! Une piste cyclable longera toutes ces résidences et elle sera éclairée par des lampadaires prévus tous les 15 m ! Cela doit vraisemblablement correspondre à un label HQE !

L’océan n’est pas loin mais nous n’en percevons que le souffle qui nous rafraîchi et nous pousse.

Dans les quelques villages ou résidences que nous traversons, presque tout est fermé, désert. A midi nous nous installons sur une table extérieure de restaurant fermé. Nous refusons plusieurs clients qui s’arrêtent espérant un bon repas !

Un panneau nous indique un camping, il est un peu tôt mais compte tenu de notre dynamisme de mollusque nous serions heureux de nous arrêter. C’est un camping résidentiel qui a le gros avantage d’exister et de nous accepter. Nous sommes les seuls campeurs au milieu de toutes ces caravanes pour la quasi totalité inhabitées, couvertes de bâches pour être protégées du soleil. Après une petite promenade pour aller saluer l’océan nous profitons de la cafétéria ouverte où l’on nous sert un repas roboratif à défaut d’être gastronomique. Extinction des feux, il est  21 h !


Setubal-Melides 51 km total 243 km


Setubal by nignt


Le fameux marché de Setubal

Les poissons

Les fruits




Sur le ferry

En bateau vers Troia


Les chantiers de résidences de rêves 

Une future piste cyclable éclairée !


Seuls en terrasse, nous refusons du monde !

Au camping seuls au milieu des caravanes



lundi 13 mai 2024

L’envers du décor des plages aux eaux claires

Le petit déjeuner dans ce petit hôtel est vraiment remarquable. Il est préparé par six jeunes femmes souriantes et attentives qui concoctent tout un assortiments de mets salés, de quiches, de sandwichs et quelques gâteaux. Évidemment elles pressent les oranges pour le jus et font à la demande cuire les œufs. On en profite bien car on ne sais pas trop ce qui nous attend ! Le cadre du Patio est exceptionnel pour se trouver à deux pas du centre de Lisbonne et la prestation parfaite avec un personnel souriant et aux petits soins.
Nous arrivons au terminal des ferries et le gardien nous annonce : le ferry attend que nous soyons à bord pour partir. Nous ne sommes que 6 passagers car Seixal est une banlieue résidentielle et le flux des passagers à cette heure se fait dans l’autre sens.
Nous ressortons Google Maps pour trouver le chemin de Setubal : trois possibilités s’offrent à nous l’autoroute : Non ; la Nationale et le circuit spécifique vélo. Nous partons pour le vélo car nous sommes dans une zone résidentielle. Nous sommes rapidement coincé par les autoroutes, nationale le tout avec une circulation intense et le circuit emprunte un petit chemin en bordure d’autoroute… qui devient rapidement sableux et très sableux. Pour avancer, car nous ne faisons presque jamais demi tour, il faut pousser nos vélos à travers la végétation ; sur le chemin on s’enfonce dans le sable. Il nous faut près d’une heure pour se dégager de cette zone et retrouver du goudron et un bout de piste cyclable qui sort d’on ne sait où et qui va ? 
On retombe vite dans une autre zone sableuse ou plutôt une zone déchèterie qui s’étend sur des hectares : une zone future d’aménagement ? On a beau mettre le GPS sur les voies automobiles nous traversons des plantations de chêne lièges sur des pistes sableuses et en tôle ondulée pour retrouver enfin une route goudronnée. Nous apprécions ce revêtement bien que parsemé de trous, de plaques d’égouts, d’effondrements. On doit jouer entre les trous et les véhicules.
Nous vainquons toutes ces difficultés et atteignons un peu épuisés, sales et affamés Setubal. Booking nous indique un logement chez l’habitant : la douche nous attend.

Lisbonne-Setubal 43km total 192 km

Départ du Patio


Traversée du Tage







Une piste : vite une photo !





 Et on nous fait trier nos déchets ?





dimanche 12 mai 2024

Touristes à Lisbonne

 Journée de visite à Lisbonne : en bons touristes nous avons consulté les guides pour savoir où aller, que voir, que faire… alors on retrouve tous les autres touristes et ils sont nombreux  !

Il faut prendre le tramway E28 … on va donc à la station du bout de la rue… le tram ne s’arrête pas , il est complet… nous remontons donc les lignes vers le départ du tram et nous attendons. Deux français nous expliquent comment prendre les billets : pour cela il faut  descendre dans le métro et remonter 255 marches (j’attends Lise en surface !). Nous attendons le tram qui arrive et nous montons. Deux stations plus tard c’est le terminus il faut descendre ! Raté c’était le tram E25… nous attendons encore et le fameux E28 arrive et nous nous y entassons. Nous profitons d’un voyage mouvementé au grès des cahots, des arrêts et des démarrages. La vue est limitée car les rues sont étroites et parfois le tram frôle les murs. Les touristes regardent leurs téléphones…nous suivons le trajet sur notre carte et le tram s’arrête : on est sorti de la carte c’est le terminus : tout le monde descend… La plupart des passagers s’agglutinent derrière la file d’attente déjà longue pour le retour ! Nous préférons repartir à pied.


Nous rentrons dans l’église Santa Catarina ce sont les derniers instants de la messe du dimanche où les portugais assistent avec dévotion, soutenus par une belle chorale.

Nous nous installons dans un padaria traditionnelle pour y boire un thé et manger les bonnes pâtisseries locales peu sucrées. C’est une habitude locale de prendre le petit déjeuner dans ces établissements en prenant café et sandwich au jambon ou fromage.


Après avoir déambulé au grés des petites rues nous nous rendons à la gare maritime pour prendre nos billets pour demain : nous traverserons le Tage !






Non ce n’est  pas le bon !












C’est celui là


Ils ne précisent pas le nombre de touristes… c’est beaucoup plus !


Le chauffeur : un sacré métier 

Santa Catarina et son chœur impressionnant



Le célèbre funiculaire de Bica



Promène touriste électrique 



Encore un promène touriste 








Le touriste du jour



samedi 11 mai 2024

Lise à Lisbonne ! Et Jacq aussi

C’est une belle journée qui s’annonce avec un soleil brillant et un vent rafraîchissant. Nous rejoignons la côte et la N6 côté Atlantique c’est magnifique et l’océan est exceptionnellement calme. Par contre les constructions ininterrompues sont de toutes sortes. Il y a de magnifiques villas modernes, des villas anciennes façon château, des entrepôts et des maisons abandonnées le tout copieusement tagué. Nous roulons sur la nationale mais il y a beaucoup de cyclistes sportifs car nous sommes samedi aussi les automobiles font attention. Nous trouvons quelques portions de pistes cyclables bien agréables le long des plages. Nous pouvons admirer d’un côté les tatoué(e)s sur la plage et de l’autre les tags sur les murs ! Certains estiment que c’est de l’art ?

Nous passons sous le pont de l’autoroute qui traverse le Tage à Belem et nous sommes impressionnés par le bruit de la circulation qui se propage très loin. Avec les bateaux à voiles qui sillonnent l’embouchure le spectacle est splendide.

Belem est un lieu très touristique et ils sont venus, ils sont tous là en groupe, à vélo de location ou en trottinettes électriques, beaucoup pendus à leur portable… dans certaines zones de restaurant la foule est compacte et il faut jouer de nos grosses sonnettes pour se frayer un passage. Nous sommes coincés le long de la plage par les deux voies de la nationale et la voie de chemin de fer. Ce n’est qu’à la station maritime que nous trouvons un passage pour rejoindre le centre ville et nous installer à la terrasse d’un café pour rechercher un hôtel. Nous sommes de la génération qui entrait demander à l’hôtel s’il y avait de la place… c’est fini tout se passe sur le net ! Nous téléchargeons donc « l’Apps » et trouvons rapidement une place pour deux nuits dans un « patio-hôtel » qui se trouve à deux pas du café. Évidemment ce sont vraiment des pas, car nous ne pouvons pas monter sur nos vélos vu la montée pavée qu’il faut gravir. Au sommet de la rue nous sommes doublés par un cyclotouriste debout sur ses pédales. Salutations, il est espagnol, sa femme qui nous rejoint à pied est autrichienne… on se retrouve au même hôtel  : ce sont Evelyne et Joachim !

Petite visite pédestre de quelques points de vue et des quartiers vivants de Lisbonne : pour les adeptes du magasinage, on trouve les mêmes magasins qu’à Paris, Dubaï, Londres ou Berlin… Zara, Fnac, H&M, Mango, …. Bref ça vaut le détour. Mais l’ambiance est sympathique et les restaurants plutôt typiques avec des menus très poisson.

Demain nous ferons une visite







On l’a trouvé l’Eurovelo1 ! Voilà son autocollant sur un panneau !!!

Au Patio avec Evelyn et Joachim




Cascais-Lisbonne 38 km total 148 km 



vendredi 10 mai 2024

Des côtes et des côtes !

Après une bonne nuit nous repartons tranquillement à la recherche d’un des nombreux cafés, ou panaderia, où les portugais aiment prendre leur petit déjeuner ou leur café dès 10h. Pour cela il faut monter dans la ville et faire une partie en poussant nos vélos ! Nous essayons d’aider un cycliste qui a fait passer le dérailleur dans les rayons de sa roue arrière, sans succès. Il continue comme nous à pied mais avec son vélo sur l’épaule.

La circulation est intense, on passe quand c’est possible sur les trottoirs en ville. Dans la campagne nous roulons à un mètre du bord pour forcer les véhicules à freiner et à nous doubler sans nous serrer sur l’accotement complètement impraticable. On ne peut pas s’arrêter sur le bord des routes car il y a soit un fossé, un caniveau, un mur ou de la végétation. Les côtes se succèdent et à la pause de midi nous n’avons pas encore fait 20 km car monter les côtes à pied ce n’est pas bon pour la moyenne !

Nous passons par Sintra où il y a certain nombre de palais anciens qui mériteraient d’être visités mais notre seul intérêt c’est le profil de la route et nous redescendons le long de la voie du vieux tram qui file le long de la N 247… 

Nous bénéficions de belles vues sur l’océan et passons non loin du Cabo de Roca point extrême à l’ouest de l’Europe continentale. Et surtout la route descend jusqu’à Cascais où nous trouvons un camping accueillant. Avec 5 côtes montées en partie à pied, nous pensons que c’est l’étape la plus dure que nous ayons roulées depuis que nous faisons de la randonné à vélo (1998)… et toujours aucune trace de l’Eurovelo1 !


Ericeira - Cascais 51 km total 111 km



Les surfeurs 




jeudi 9 mai 2024

L’euro vélo 1 ??

 Pour profiter du meilleur itinéraire vélo nous partons sur les conseils de Google Maps. En général nous sommes satisfaits mais aujourd’hui nous sommes rapidement sur des petits chemins caillouteux puis sableux … bref il faut rapidement abandonner les itinéraires vélos pour reprendre la route. Malgré Google et nos repérages d’hier nous ne trouvons aucune indication ni balisage de circuit vélo. La célèbre Eurovelo 1 n’existe que sur internet !

La côte Atlantique est bordée de grandes falaises noires coupées de petites plages de sable blond. Vu la saison elles sont plutôt désertes mais il y a déjà des baigneurs, des bronzeuses et des surfeurs.

Les maisons sont toujours bien propres et décorées (pas toujours du meilleur goût). Il y a des chiens partout : les portugais aiment les chiens ils en ont parfois plusieurs … 

Nous gravissons de nombreuses collines avec parfois des tronçons très raides et trois fois au moins nous devons pousser nos vélos à pied, ce qui nous est rarement arrivé !

Dans les villes touristiques le long de la côte tout est fait pour accueillir le touriste : campings énormes tenant plus du camp de concentration ou de réfugiés ( on s’est posé la question !) résidences saisonnières, hôtels… bref il vaut mieux ne pas être là en saison ou alors il faut aimer !


Sao Bartolomeu dos Galegos - Ericeira 60 km total 60 km





Ça monte fort


Ça monte très fort !


Et toujours l’Atlantique sous le soleil du soir