mercredi 14 mai 2025

Guernsey nous voilà

 Lundi 12 mai

Réveil matinal il faut être à l’embarquement à 7 heures. Il fait frais et nous ne traînons pas. Nous montons à bord avant les voitures et nous pouvons ainsi choisir de bons sièges tout à l’avant pour profiter du paysage. La traversée dure deux heures et il y a un décalage d’une heure en moins c’est à dire que nous arrivons à 9h au port de St Peter à Guernesey (Guernsey pour les insulaires).

Dès notre arrivée nous sommes pris par les contingences matérielles. Grâce à GPS nous trouvons rapidement un petit camping très sympa « la Bailloterie » et tout à côté un supermarché pour préparer un déjeuner.

Pour l’après midi nous avons deux objectifs : visiter la maison où Victor Hugo a passé 15 années et visiter le château Cornet, une bastide qui défend le port de St Peter. Mais à la préparation du repas un nouvel objectif s’invite : trouver une cartouche de camping gaz car la notre risque de rendre l’âme rapidement. Nous allons de magasin en magasin avant qu’on nous indique le bon endroit. Cela nous fait parcourir les petites routes du centre de l’île.Elles sont très étroites et souvent il n’y a ni trottoirs ni bas côtés mais des murets ou des talus très haut. Cela n’est pas très rassurant surtout qu’on roule à gauche ! 

Hauteville, la maison de Victor Hugo porte bien son nom car pour l’atteindre il faut grimper de petites ruelles si étroites que les vélos sont interdits de parking ! Il nous faudra revenir demain car toutes les visites en français de la journée sont complètes !





Même ici il y en a !

Exemple étonnant de la langue locale 







dimanche 11 mai 2025

Saint Malo

 Dimanche 11mai

La pluie annoncée est tombée dans la nuit, juste pour ne pas faire mentir les prévisionnistes. Avant d’aller visiter St Malo, nous profitons de l’équipement du camping et lançons une lessive. Nous attendons notre linge en discutant avec quelques campeur : randonneur à vélo, à pied, et même un kayakiste qui est là depuis un mois attendant la réparation de son kayak. Son projet est de rejoindre le Danube de Hambourg, puis de rejoindre la Mer Noire, remonter le Nil pour voir les pyramides et passer par Gilbraltar pour terminer à St Malo ?? … Il n’est pas arrivé vu qu’il n’est pas encore vraiment parti !

La visite de la ville intra-muros à vélo dans les rues pavées obstruées de terrasses de crêperies, bordées de toutes les enseignes internationales possibles et autres magasins de souvenirs, embouteillée d’une foule de touristes affamés (il est 12h30).

C’est beaucoup plus sympa sur les remparts que l’on parcours à vélo et à pied. La vue est magnifique : plages, l’ocean, les rochers, les bateaux… le tout ourlé de nuages aux multiples nuances.

Nous passons au terminal des ferry et nous prenons nos billets pour Guernesey : demain départ matinal pour les îles.


















Un Barrage Rance

Samedi 10 mai

Ici chaque maison a un nom et de grands panneaux présentent les différents Ker, Ville, ou autre avec les chemins d’accès qui forment des schémas en arêtes de poisson. Par contre aucun panneaux de direction de ville ce qui ne facilite pas la navigation aux réfractaires du GPS. Il nous faut donc observer, supputer, estimer, envisager, et même se disputer sur la direction à prendre… Nous gagnons Ploubalay puis le bord de mer a Lancieux, St Briac sur mer, St Lunaire, on admire la cote et les belles maisons. Nous empruntons beaucoup de pistes cyclables souvent non goudronnées. Elles sont balisées mais généralement sans indication de direction. La circulation est intense mais calme. Et puis nous arrivons à Dinar, maisons encore plus belles, voitures encore plus grosses et puis la plage, odeurs de frites, de graillons, bimbos au téléphone, pectoraux proéminents et petits chiens toilettés. Bref « bofland » : nous en avons assez vu et repartons pour le barrage sur la Rance sur lequel nous envisageons de passer pour rejoindre Saint Malo. Les pistes cyclables se font discrètes, nous empruntons la 4 voies… nous sortons, cherchons une meilleure option : il doit y avoir un passage cycliste ? En désespoir de cause nous sortons le téléphone pour nous guider, il nous fait reprendre la 4 voies qui est bloquée. Nous circulons entre les voitures presque à l’arrêt et nous découvrons qu’il y a bien une piste mais derrière une palissade infranchissable. Nous rejoignons le barrage de l’usine marémotrice de la Rance. Il faut passer de l’autre côté de la 4 voies par un souterrain avec des marches à descendre et à remonter, nous optons pour traverser en surface car nous avons remarqué qu’il y a des feux. Notre patience est récompensée et nous sommes de l’autre côté et pouvons traverser le barrage. La piste cyclable est peinte en jaune frais et nous pensons pouvoir rejoindre rapidement St Malo… c’est sans compter sur les facéties de la DDE locale qui a fait passer le circuit vélo (je ne parle pas de piste) par des escaliers et un chemin forestier cahoteux et très pentu. Nous nous mettons à deux pour pousser les vélos, mais comme on dit chez nous on ne se rend pas, nenni ma foi. Nous trouvons le camping d’Aleth qui se trouve au centre et ce soir ce sera restaurant car la météo n’est pas optimiste.

48 km total 148 km 


















vendredi 9 mai 2025

Les perles des Côtes d’Armor








Vendredi 9 mai

Réveil 9 heures ?? On en avait besoin. Destination le cap Fréhel par la route où les circuits vélos. Sur la route il y a beaucoup de circulation, sur les chemins cyclables aucune signalisation. Sur les deux, des montées et des descentes, le plat ne semble pas exister ici. Le site du cap Fréhel est magnifique et sauvage. Il y a eu un gros travail de protection avec parking éloignés du site, parcours piétons et cyclistes.

Il y a un vent soutenu ? C’est l’expression consacrée mais c’est plutôt une bizarrerie de la langue française car on se demande qui soutien le vent ? Pédalant contre le vent on peut dire qu’il est plutôt soutenant nos efforts avec ou contre : parole de cycliste !

Le fort Lalatte est un superbe monument de granit rose dans un site exceptionnel et un magnifique parc botanique le protège.

Les bretons sont étonnants : dès qu’il y a trois maisons dans la campagne ils appellent ce lieu-dit « Ville » machin. Alors de ville en ville nous nous arrêtons à Matignon ! Un camping de premier ministre ?

40 km total 100km



Erquy c’est exquis

 Jeudi 8 mai

Nous enfourchons nos vélos après un bon petit déjeuner et nos derniers échanges avec nos amis… il est presque onze heures mais n’est-on pas en voyage sans programme ?

Pour répondre à vos questions nos vélos pèsent 20 kg avec les gourdes et les différents accessoires. Nos 5 sacoches font environ 25 kg soit des équipages de 45 kg.

Évidemment nous avons des VAE (vélos à assistance éolienne) que l’on remarque particulièrement quant il ne souffle pas dans le bon sens !

Les premiers tours de pédales sont toujours un peu perturbant car le guidon est très lourd du fait des trois sacoches qu’il supporte mais rapidement nous retrouvons nos équilibres.

Nous quittons Dinan par la D734 pour Corseul mais il y a de la circulation aussi nous prenons de plus petites routes et nous retrouvons les odeurs des élevages de porcs et de l’ensillage. 

Le vent est plutôt portant sauf dans les derniers kilomètres où nous l’avons de face. Nous nous installons dans un camping à Erquy. Il a 4 étoiles c’est à dire que ce n’est pas vraiment ce que nous appelons camping mais plutôt un camp qui tient de l’urbanisme concentrationnaires … cela plaît  et nous sommes content de trouver un coin pour planter notre tente.

Une petite visite à Erquy s’impose mais il faut descendre jusqu’à plage et évidemment remonter. C’est vraiment un beau site mais  dommage qu’il y ait autant de constructions.

Repas à la crêperie du coin puis dodo…. Il est 21h et rapidement on dort.

60 km



jeudi 8 mai 2025

2025 Bretagne Normandie : Dinan

Mercredi 7 mai

Un voyage de 10 heures de voiture nous a mené avec nos vélos et tout notre matériel chez nos amis de Dinan : plaisir des retrouvailles et des souvenirs communs. Le vélos sont remontés et les sacoches sont installées. Avant de prendre le départ de notre périple demain, une petite visite de la belle citée de Dinan.









vendredi 31 mai 2024

C’est fini… pour le moment !

 Deux jours pour récupérer de notre périple sportif ce n’est pas de trop. Nous passons ces deux journées chez Susana et Thierry qui nous font découvrir la vie au Portugal, la gastronomie et les belles plages de la région de Péniche. 

Nous découvrons la mythique plage de Nazaré et sa fameuse vague, Everest de l’élite des surfeurs mondiaux. Elle peut atteindre trente mètres de haut mais nous n’avons pas la chance d’avoir les conditions météorologiques nécessaires. Il ne faut pas imaginer un déferlement le long de l’immense plage mais simplement une vague qui se produit sur quelques centaines de mètres au bout d’un canyon sous marin. Les vagues sont compressées dans le canyon et déviées pour se heurter à un courant contraire à la pointe du phare du Fort de São Miguel Arcanjo. Nous profitons seulement des vidéos qui passent dans le musée du phare pour imaginer le déferlement d’eau que bravent les surfeurs.

Nous rechargeons nos bagages dans la voiture et les vélos sur leur rack. Vérifications des feux… ça ne marche pas et il faut démonter plusieurs fois la prise et faire quelques soudures pour que tout fonctionne et que l’on prenne la route. Est-ce que le Portugal ne souhaitait pas nous voir repartir ? Alors on peut le dire : le Portugal est un beau pays et on y reviendra mais sans nos vélos car nous n’avons jamais trouvé l’Eurovelo 1 ! 


Il nous reste à faire presque 1500 km en voiture pour rentrer dans le sud de la France.


Merci à toutes et à tous de nous avoir suivis dans nos pérégrinations vélocipédiques et merci pour vos messages amicaux.


Nazaré et sa grande plage





La plage de la vague

La pointe où se forme la grande vague (pas aujourd’hui)

Petit bricolage avant le départ

Photo souvenir !


Photo souvenir  !